Anne Hidalgo est-elle favorable à la disparition du commerce de proximité sur Paris ?

Voici une opération, en deux actes, impliquant la politique d’Anne Hidalgo, qui se dit contraire avec celle du gouvernement, pour Paris, et pourtant !

Premier acte : Anne Hidalgo est contre la politique des nouvelles zones touristiques du gouvernement sur Paris, mais attendra la disparition des commerces pour agir !

Après avoir constaté l’erreur de méthode du gouvernement, Anne Hidalgo précise lors d’une interview sur Europe 1 à propos des zones touristiques internationales développées à Paris par le Gouvernement : “Nous allons avoir à Paris une arrivée massive des chaînes de distribution alimentaire qui vont, dans ces quartiers là, tuer – je le dis – tuer le commerce de proximité. […] Le commerce de proximité se sont plus de 115.000 emplois directs, le commerce de détail à Paris, cela n’est pas rien, donc il faut manier ce genre de proposition avec subtilité et délicatesse”.
A la question du journaliste : “C’est vous qui avez perdu !” Anne Hidalgo répond : “Personne n’a perdu ou gagné. On fera le compte à la fin. […] On va évaluer tout cela et l’on pourra dire ce qu’il en est à la fin.”

La disparition du commerce n’est pas une fatalité

De quelle fin veut-elle parler ? A-t-elle conscience qu’il s’agit, pendant ces mois d’attente, de centaines de magasins qui pourraient disparaître ? Nous le pensons. Le commerce peut, et doit, avoirun avenir.

Acte 2 : elle propose une gestion organisée du commerce de proximité pour 6500 pieds d’immeuble !

La ville prévoit ainsi de consacrer près de 53 millions d’euros à la préservation des commerces de proximité (et de l’artisanat). Comment ? Par la reprise en main des 6.500 pieds d’immeuble des bailleurs sociaux parisiens et le lancement d’une nouvelle vague de préemption de baux commerciaux… Anne Hidalgo présentera ainsi le 16 novembre au prochain conseil de Paris cette volonté de “nationaliser” cette gestion… Une politique qui nous semble finalement totalement cohérente après l’attaque du Gouvernement contre le commerce de proximité. Une volonté qui fera également la fortune de certains bailleurs qui pourront vendre à bon prix les locaux dont ils ne veulent plus et plus encore voir ici créée une superstructure spéciliste en “volapük intégré“.
Finalement, le petit commerce est-il le sujet de ces décisions ? Nous en doutons fortement. Deux cartes à l’appuis.

Comment réagir pour sauver son commerce ? Contactez-vous.

Carte-pieds-immeubles-HLM-Paris
Carte Apur

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