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Commerçants, êtes-vous autorisés à ouvrir le dimanche ?

Il faut savoir qu’en règle générale, un commerce ne peut pas ouvrir le dimanche, sauf s’il respecte certaines conditions d’ouverture du dimanche.

Les conditions d’ouverture du dimanche sans en faire la demande

  • Un commerce sans salarié peut ouvrir le dimanche sans autorisation préalable, excepté si un arrêté préfectoral l’interdit.
  • Tous les commerces alimentaires sont autorisés à ouvrir le dimanche jusqu’à 13h.
  • Il est possible d’ouvrir votre commerce le dimanche si son ouverture est nécessaire pour des raisons de contraintes de la production, de l’activité ou les besoins du public. Plusieurs types de commerces sont concernés, notamment les hôtels, les restaurants, les entreprises de spectacles, les entreprises fabricant des produits alimentaires de consommation immédiate (boulangerie, pâtisserie), les commerces de bricolage, les entreprises de transport, les entreprises de presse, les marchés, les foires, etc.
  • Le maire, après avis du conseil municipal, peut décider d’autoriser l’ouverture collective des commerces 12 dimanches par an. La liste de ces dimanches doit être connue avant le 31 décembre de l’année précédente. La date peut être modifiée en cours d’année au moins deux mois avant le premier dimanche concerné par les changements.
  • Les commerces se situant dans une zone touristique internationale (ZTI) ou une zone commerciale (ZC) ont l’autorisation d’ouvrir le dimanche sans autorisation préalable. Ces zones touristiques internationales (ZTI) sont des zones où de nombreux touristes Français et étrangers viennent acheter. Elles sont aujourd’hui au nombre de 21 à Paris, dans les Alpes-Maritimes, dans le Calvados, la Côte d’or, la Loire-Atlantique et le Val de Marne.
    Carte des 21 zones touristiques internationales
    Les zones commerciales sont des zones ayant plus de 20 000 m2 de surface de vente, avec plus de 2 millions de clients par an et dans une zone urbaine de plus de 100 000 habitants.
  • Les commerces situés dans une gare sont aussi autorisés à ouvrir le dimanche si le commerce se trouve dans une des gares suivantes : Paris Saint-Lazare, Paris gare du Nord, Paris gare de l’Est, Paris Montparnasse, Paris gare de Lyon, Paris Austerlitz, Avignon-TGV, Bordeaux Saint Jean, Lyon Part-Dieu, Marseille Saint Charles, Montpellier Saint Roch, Nice-Ville.

Faire une demande pour ouvrir votre commerce le dimanche

Si vous souhaitez ouvrir votre commerce le dimanche mais ne vous trouvez dans aucune des catégories énoncées ci-dessus, vous pouvez faire une demande au préfet à condition de justifier que la fermeture de votre commerce le dimanche serait préjudiciable au public ou compromettrait le fonctionnement normal de l’entreprise.

En fonction des éléments justificatifs, le préfet pourra alors vous accorder une autorisation valable 3 ans.

Travail des salariés le dimanche

Demander aux salariés de travailler le dimanche est soumis à certaines règles. L’employeur ne peut imposer le travail le dimanche : les salariés doivent avoir donné leur accord par écrit. Dans le cas où ils acceptent, des contreparties sont prévues telles qu’une augmentation de rémunération et/ou un repos compensateur selon les cas.

En savoir plus sur le travail des salariés le dimanche sur le site du ministère du travail

commerce ouverture du dimanche

Droit à l’erreur pour les commerçants : une louable intention

Le projet de Loi pour “un État au service d’une société de Confiance” – présenté plutôt sous vocable de “droit à l’erreur” devrait être présenté le 29 novembre 2017. Sur le principe, la Confédération des PME approuve sans réserve la volonté affichée de restaurer une relation de Confiance avec une administration modernisée et simplifiée. Voici la vision de la CPME

Le droit à l’erreur n’est pas un blanc seing

Prendre en compte le coût qu’implique toute décision publique pour ses destinataires, développer les modalités de traitement non contentieuses, notamment par la voie de la médiation, ou prendre en considération la diversité et la spécificité des territoires sont quelques uns des objectifs, positifs, de ce texte.

De plus, ce projet de Loi instaure un droit à l’erreur dont pourra théoriquement se prévaloir toute personne agissant de bonne foi.

A cet égard, il est cependant à souligner que le droit à l’erreur généralisé constitue une mesure complexe à mettre en œuvre et implique une profonde évolution de la culture administrative.

Il conviendra ainsi que la définition de ce droit souffre le moins d’exceptions possibles et couvre un large champ d’application. Le principe du “silence de l’administration vaut approbation” et ses 2400 exceptions, est encore dans les mémoires !

Par ailleurs, pour passer de la sanction à l’accompagnement du contribuable, il est nécessaire que la première erreur ne donne lieu à aucune sanction pécuniaire tant dans les domaines douaniers que fiscaux et qu’un délai soit prévu pour la mise en conformité. Quant à imaginer que les TPE/PME vont se ruer massivement vers les demandes de “contrôles volontaires”… on peut en douter !

En tout état de cause, si l’intention est louable c’est la mise en œuvre qui déterminera l’utilité de ce texte. Les différents chocs de simplification annoncés à coups de tambours et trompettes n’ont pas laissé un souvenir impérissable aux chefs d’entreprise qui n’ont pas véritablement vu la différence, les contraintes continuant à s’empiler les unes sur les autres.

Gageons qu’il en sera autrement de ce texte.

droit à l'erreur commercant

 

Cash in Time, la solution d’affacturage 100% digitale

Crédit Agricole Leasing & Factoring lance Cash in Time (www.cash-in-time.com) : une solution digitale de financement de factures clients en moins de 24h.

Une nouvelle manière de proposer le service d’affacturage

Pour Philippe Carayol, directeur général de Crédit Agricole Leasing & Factoring, « Cash in Time est aujourd’hui la seule solution de financement de factures pensée sur le modèle des FinTechs et adossée à un grand groupe bancaire. C’est un service qui allie la simplicité du 100% digital à l’expertise de Crédit Agricole en matière de financement de créances. Rapide et sans engagement, Cash in Time démocratise l’affacturage. »

Cash in Time permet aux professionnels, TPE et PME confrontés à un besoin de trésorerie court terme de recevoir rapidement le paiement de leurs factures clients en attente. Cash in Time c’est :

  • la rapidité : une réponse immédiate sur l’éligibilité de la facture et un financement en moins de 24h* (et même 12h(1)pour les clients des Caisses régionales de Crédit Agricole et de LCL),
  • la confiance : un prix fixe de 3,5% du montant TTC de la facture, sans frais complémentaires, et une garantie en cas d’insolvabilité du débiteur,
  • la liberté : un service à la demande, sans engagement de durée ni de volume, sans caution ni garantie personnelle.

Cash in Time est ouvert à toutes les entreprises françaises ayant des clients B2B.

Julien Cabot, président de Blue DME, une jeune entreprise spécialisée dans le BigData et cliente de Cash in Time explique : « Dans mon activité, les délais de paiement varient entre 30 et 60 jours alors que Cash in Time me paie mes factures clients en moins de 24h. J’ai la réactivité d’un service en ligne et la sécurité d’un grand groupe bancaire pour piloter facilement la trésorerie de mon entreprise. »

Cash in Time s’inscrit pleinement dans la stratégie du groupe Crédit Agricole, notamment son Projet Client dont l’un des objectifs est d’améliorer l’expérience des utilisateurs en fluidifiant et en digitalisant l’ensemble des parcours clients clés. La solution contribue aussi à renforcer la dynamique du Crédit Agricole sur le marché des professionnels.

Pour les commerçants

Frédéric Hamon, le Directeur de l’Agence du Crédit Agricole de Breuillet en Essonne nous le confirme : “Il s’agit là d’un outil particulièrement intéressant pour toutes les entreprises et notamment les commerçants. Mes premiers clients sont véritablement bluffés par la rapidité de versement des fonds. Par ailleurs, les commerçants peuvent choisir d’eux-même quelle facture ils vont passer à l’affacturage, sans que la totalité du poste client soit impacté. C’est d’une très grande souplesse et accessible grâce à une simple application sur laquelle il faut juste créer un compte. Cela va indéniablement changer les relations avec les clients.”

www.cash-in-time.com

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(1)Sous réserve de la conformité des factures et du respect des conditions générales de financement. (2)Source Altarès. (3)Source Crédit Agricole

affacturage cash in time crédit agricole

Artisans et commerçants de centre-ville en colère

Manu et Nono, deux commerçants de centre-ville de Dourdan, lancent un appel. Avec une vacance commerciale du commerce de centre-ville qui n’arrête pas de croître, les artisans et commerçants veulent de vraies solutions et lancent un mouvement.

Des commerçants de centre-ville en action

Avec des chiffres de 10 à 15% de commerces vacants dans de grandes villes, en croissance de près de 4% en moyenne sur les dernières années, les commerçants de centre-ville ont compris que les instances représentatives peinent à apporter des solutions innovantes, pragmatiques et pérennes.

Les CCI sont-elles en attente d’action. Les associations nationales manquent-elles d’idées. D’autres intérêts sont-ils en jeu ? By Nono et Manu ont décidé pour leur part d’agir à partir de la base car il faut dépasser la simple sensibilisation aux difficultés des commerces. Il est urgent d’agir pour ne pas voir notre tissu économique local, favorable aux emplois de proximité, disparaître sous nos yeux.

“By Nono et Manu” le disent, les artisans et commerçants sont en colère

Une proposition : le changement de prélèvement des cotisations sociales

“By Nono et Manu” ne sont pas seulement des commerçants importants pour la ville de Dourdan avec près de 5 commerces sur la ville et dans la région. Après le constat de la situation de marasme qui ronge petit à petit le centre-ville et le commerce rural, By Nono et Manu demandent que soit mise en place une action d’envergure nationale afin de maintenir le commerce de quartier.

La couverture médiatique locale n’est ainsi plus suffisante. Une action de grande envergure doit être menée pour une prise de conscience rapide des pouvoirs publics pour sauver la “première entreprise de France. Une action qui puisse rebattre les cartes et redonner un second souffle à toutes les entreprises de France.

Chaque artisans-commerçant, dans sa zone, doit ainsi pouvoir contribuer à vivre, faire vitre et à assurer son rôle social de proximité indispensable.

commerçants de centre-ville by nono et manu dourdan

Obligation d’utiliser des logiciels de caisse certifiés à partir de 2018

Les logiciels de caisse certifiés ont en parle de plus en plus… Afin de lutter contre la fraude à la TVA liée à l’utilisation de logiciels permettant la dissimulation de recettes, la loi de finances pour 2016 instaure en effet l’obligation à partir du 1er janvier 2018 pour les commerçants et autres professionnels assujettis à la TVA d’enregistrer les paiements de leurs clients au moyen d’un logiciel de comptabilité ou d’un système de caisse sécurisés et certifiés.

Cette obligation permettra de rendre impossible la fraude qui consiste à reconstituer par un logiciel frauduleux des tickets de caisse pour soustraire des paiements en espèces des recettes de la comptabilité.

Les logiciels de caisse certifiés

À partir du 1er janvier 2018, devient obligatoire l’utilisation d’un logiciel de gestion ou d’un système de caisse satisfaisant aux conditions d’inaltérabilité, de sécurisation, de conservation et d’archivage des données, attestées par un certificat délivré par un organisme accrédité ou par une attestation individuelle délivrée par l’éditeur.

L’administration fiscale a par ailleurs précisé les conditions que doivent remplir les logiciels et systèmes de caisse, les moyens de justifier du respect de l’obligation et les modalités de la procédure de contrôle spécifique.

L’administration précise expressément que l’obligation concerne tous les assujettis à la TVA qui enregistrent les règlements de leurs clients dans un logiciel de comptabilité ou de gestion ou un système de caisse qu’il s’agisse de personnes physiques ou morales, de droit privé ou de droit public, et même s’ils réalisent en tout ou partie des opérations exonérées de TVA ou s’ils relèvent du régime de la franchise en base.

En cas de contrôle, l’absence d’attestation sera soumise à une amende de 7 500 € par logiciel ou système non certifié, le contrevenant devant régulariser sa situation dans les 60 jours.

Dans certains cas, les assujettis pourront se mettre en conformité avec cette nouvelle obligation grâce à une simple mise à jour de leur logiciel de caisse, dans le cadre d’un contrat de maintenance souscrit lors de l’achat du logiciel.

Simplification du dispositif applicable au 1er janvier 2018

Face à l’inquiétude exprimée par les entreprises, notamment les plus petites d’entre elles, quant à la mise en œuvre au 1e rjanvier 2018 d’un dispositif de la loi de finances pour 2016 visant l’usage de logiciels de caisse, de comptabilité et de gestion certifiés, le Ministre de l’Action et des Comptes publics Gérald DARMANIN a décidé de le recentrer et de le simplifier. Seuls les logiciels et systèmes de caisse, principaux vecteurs des fraudes constatées à la TVA, seront ainsi concernés. En d’autres termes, les logiciels des sites internet ne sont donc plus concernés.

Sans réduire son efficacité pour lutter contre les fraudes permises par l’apparition de logiciels permettant d’effacer des recettes enregistrées, la redéfinition du périmètre de l’obligation permet d’alléger la complexité induite, tant pour la mise en conformité initiale que pour le quotidien des entreprises.

Cette modification fera l’objet de mesures législatives d’ici la fin d’année, pour une entrée en vigueur du dispositif comme prévu au 1er janvier 2018. Les entreprises qui n’auraient pas encore effectué cette mise en conformité de leur logiciel de caisse ont ainsi 6 mois pour y veiller.

Le Ministre de l’Action et des Comptes publics demande à l’administration fiscale d’accompagner les entreprises dans la première année d’application des nouvelles règles.

Ce que dit aujourd’hui la loi

L’article 88 de la loi n° 2015-1785 du 29 décembre 2015 de finances pour 2016 prévoit l’obligation pour les assujettis à la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) qui enregistrent les règlements de leurs clients au moyen d’un logiciel de comptabilité ou de gestion ou d’un système de caisse, d’utiliser un logiciel satisfaisant à des conditions d’inaltérabilité, de sécurisation, de conservation et d’archivage des données en vue du contrôle de l’administration fiscale.

Cette nouvelle obligation est prévue au 3° bis du I de l’article 286 du code général des impôts (CGI).

L’assujetti à la TVA peut justifier du respect de ces conditions de deux manières :

– soit le logiciel ou système de caisse est certifié par un organisme accrédité  ;

– soit l’assujetti dispose d’une attestation individuelle de l’éditeur du logiciel ou système de caisse certifiant le respect des conditions.

A défaut de pouvoir justifier que le logiciel ou le système de caisse respecte les conditions prévues par la loi, par le production d’un certificat ou d’une attestation individuelle, l’assujetti à la TVA est passible d’une amende égale à 7 500 €, prévue à l’article 1770 duodecies du CGI.

Pour contrôler le respect de cette obligation, l’administration pourra intervenir, de manière inopinée, dans les locaux professionnels d’un assujetti à la TVA pour vérifier qu’il détient le certificat ou l’attestation individuelle et à défaut, lui appliquer l’amende. Cette nouvelle procédure de contrôle est prévue à l’article L. 80 O du livre des procédures fiscales.

Ces nouvelles dispositions s’appliquent à compter du 1er janvier 2018.

Documents liés :

BOI-TVA-DECLA-30-10 : TVA – Régimes d’imposition et obligations déclaratives et comptables – Obligations d’ordre comptable

BOI-TVA-DECLA-30-10-30 : TVA – Régimes d’imposition et obligations déclaratives et comptables – Obligations d’ordre comptable – Obligation d’utiliser un logiciel de comptabilité ou de gestion ou un système de caisse satisfaisant à des conditions d’inaltérabilité, de sécurisation, de conservation et d’archivage des données en vue du contrôle de l’administration fiscale

BOI-CF-CPF-30 : CF – Obligations des contribuables tendant à la prévention de la fraude

BOI-CF-COM-10-80 : CF – Droit de communication et procédures de recherche et de lutte contre la fraude – Droit de communication auprès de diverses personnes

BOI-CF-INF-20-10-20 : CF – Infractions et pénalités particulières aux impôts directs et taxes assimilées – Amendes fiscales

BOI-LETTRE-000242 :  TVA – Modèle d’attestation individuelle relative à l’utilisation d’un logiciel de comptabilité ou de gestion ou un système de caisse satisfaisant à des conditions d’inaltérabilité, de sécurisation, de conservation et d’archivage des données (CGI, art. 286, I-3° bis)

logiciels de caisse certifiés
Caisse enregistreuse NCR

Les petites entreprises du commerce toujours dans la course

En 2016, les petites entreprises du commerce, mais aussi de l’artisanat et des services maintiennent le cap sur la croissance dans un contexte politico-économique pour le moins tourmenté…

Malgré un indice moyen d’activité toujours négatif (0,6% contre 1,7% l’année précédente), la dynamique de reconquête des marchés enclenchée un an plus tôt résiste à la conjoncture. Globalement, les chiffres sont restés stables et le décrochage général tant redouté n’a pas eu lieu.

Sur les douze secteurs professionnels passés au crible par les statisticiens de la FCGA, sept enregistrent un chiffre d’affaires en progression nette, deux améliorent relativement leurs performances et trois affichent un chiffre d’affaires en recul.

Trois enseignements à retenir

7 secteurs sur 12 présentent des taux d’activité positifs compris entre + 0,1% (Hôtellerie-restauration ou métiers de la santé) et + 1,5% (Services), alors qu’ils enregistraient tous des moyennes annuelles négatives un an plus tôt. Une tendance de fond qui illustre bien la formidable capacité des petites entreprises à se repositionner sur leurs marchés par temps de crise.

L’artisanat du bâtiment, locomotive économique des TPE, se redresse légèrement (-2,1% contre -2,7% en 2015). Hormis la maçonnerie (3,3% contre 1,8%) et la plomberie-chauffage-sanitaire (2,6% contre 1,5%), toutes les professions du secteur améliorent relativement leurs chiffres d’affaires sans pour autant renouer avec une franche croissance. Et sans jamais afficher un seul taux positif…

Le commerce de détail alimentaire reste, cette année encore, le secteur qui concentre le plus grand nombre de professions qui présentent un chiffre d’affaires positif. 6 sur 9 affichent un taux d’activité au-dessus de zéro. Mais, dans la moitié des cas, il s’agit en réalité d’activités en recul relatif : vins et spiritueux (+1,4% contre +2,8%), fruits et légumes (+0,6% contre +2,5%), poissonnerie-primeurs (+ 1,3% après + 1,4%). Seules la crémerie-fromagerie (+

1,3% contre +0,4%), la charcuterie (+ 0,7% contre 0,1%) et la pâtis-serie (+ 0,5% contre 0,0%) sont en réelle progression. La boulangerie-pâtisserie (0,5% contre 1,2%) et l’alimentation générale (1,3% après 1,5%) réduisent le volume de leurs pertes, tandis que la boucherie-charcuterie diminue légèrement ses recettes (1,5% contre 1,3%).

LE PALMARÈS DES SECTEURS

➢ 7 secteurs enregistrent un chiffre d’affaires en hausse

  • Les services + 1,5% (contre 0,4% en 2015)
  • La vente et la réparation auto + 0,9% (contre 2,8% en 2015)
  • Les transports + 0,8% (contre 2,6% en 2015)
  • Les entreprises de parcs et jardins + 0,6% (contre 1,6% en 2015)
  • La beauté-esthétique + 0,6% (contre 0,4% en 2015)
  • Les cafés, hôtels et restaurants + 0,1% (contre 0,8% en 2015)
  • Les métiers de la santé + 0,1% (contre 1,0% en 2015)

3 améliorent relativement leurs performances

  • La culture et les loisirs -0,1% (contre 2,1% en 2015)
  • Le commerce de détail alimentaire -0,4% (contre 0,8% en 2015)
  • L’artisanat du bâtiment -2,1% (contre 2,7% en 2015)

2 secteurs enregistrent un chiffre d’affaire en recul

  • L’équipement de la maison -0,1% (contre 0,2% en 2015)
  • L’équipement de la personne -3,8% (contre 3,4% en 2015)

LE HIT-PARADE DES PROFESSIONS

Les TOPS des petites entreprises

Sur le podium

  1. LES BOUTIQUES D’ÉLECTROMÉNAGER-TV-HIFI + 5,8%

C’est le record de l’année, tous secteurs et toutes professions confondues. Les boutiques de proximité spéciali-sées dans la vente d’appareils électroménagers, les téléviseurs et le matériel hifi occupent la première place de notre palmarès annuel. Avec un chiffre d’affaires en hausse de 5,8%, ils créent la surprise après une année 2015 compliquée (2,7%). C’est surtout le dynamisme du marché du petit électroménager (centri-fugeuses, aspirateurs-balais, robots culinaires…) qui booste les ventes. Accueil, conseil, qualité de la relation humaine : les magasins de proximité exploitent avec talent leurs atouts naturels pour se démarquer des grandes enseignes spécialisées et de l’offre des hypermarchés.

  1. LES COMMERCES DE CYCLES + 2,5%

La profession peut dire merci au vélo électrique ! Depuis cinq ans, le marché est porté par une croissance annuelle de 30 à 35%. En 2016, près de 150 000 vélos électriques ont été vendus selon l’ADEME et l’Union des sports et du cycle. Pour les 1 970 petites entreprises françaises spécialisées dans la vente et la réparation de

cycles, c’est une véritable aubaine. Estimé à 1,7 milliard d’euros par l’Observatoire du Cycle, le marché devrait connaître une nouvelle accélération en 2017 avec l’entrée en vigueur de l’aide financière de 200 euros débloquée par le gouvernement pour toute acquisition d’un vélo à assistance électrique (décret paru au JO le 18 février 2017).

  1. LES TAXIS -AMBULANCES + 1,8%

Rudement malmenés, ces dernières années, par le développement des transports alternatifs urbains et des voitures de transport avec chauffeur (VTC), les 60 000 chauffeurs de taxis exerçant en France sont globalement toujours affaiblis. Ceux qui assurent des prestations de transport de personnes malades ou en situation d’urgence sanitaire s’en sortent cependant mieux que les autres. Avec un chiffre d’affaires en hausse de 1,8% (contre 2,4% un an plus tôt), les taxis-ambulances ont retrouvé le chemin de la croissance en 2016.

Et aussi…

Les carrossiers automobile (+ 1,5% contre 0,3%), les crémeries fromageries (+ 1,3% contre + 0,4%), les entreprises de nettoyage (+ 0,8% contre + 0,5%), les laveries et pressings (+ 0,6% contre 2,5%)…

Les FLOPS des petites entreprises

Dans le rouge

  1. LES AGENCES IMMOBILIÈRES -7,1%

En 2016, selon la FNAIM, 850 000 transactions ont été enregistrées en France. Un record depuis 2006 ! Stimulées par la baisse des taux bancaires (qui remontent cependant légèrement depuis la fin de l’année dernière) et des prix en hausse modérée (mais qui pourraient bien s’emballer, si la reprise se confirme), ces ventes ne profitent cependant pas aux agences immobilières indépendantes dont l’activité se détériore nettement.

  1. LES DÉTAILLANTS EN CHAUSSURES -5,5%

C’est la plus forte baisse d’activité de l’Equipement de la personne en 2016. Au 3ème trimestre, les détaillants en chaussures ont subi un effondrement de leurs ventes : 11,9% ; une chute de chiffre d’affaires qui s’explique principalement par l’intensification de la pression concurrentielle exercée par les autres acteurs du marché sur les détaillants traditionnels : sites de vente en ligne, magasins d’enseignes, rayons chaussures des chaînes de prêt-à-porter, offre des magasins de sport…

  1. LES STUDIOS PHOTO -4,7%

La profession collectionne les flops… C’est la troisième année consécutive qu’elle figure parmi les moins bonnes performances de l’année. Même si son taux moyen d’activité s’améliore par rapport à ceux des deux années précédentes (7,8% en 2015 après 8,9% en 2014), elle traverse une crise historique. La banalisation des smartphones équipés d’appareils photo de qualité combinés à des applications gratuites de traitement d’image et de partage instantané a porté un coup sévère à l’activité des studios traditionnels.

Et aussi…

Le prêt-à-porter (4,0% contre 3,9%), l’optique-lunetterie (3,4% contre 1,1%), la lingerie (3,4% contre 1,6%), la maçonnerie (3,3% contre 1,8%)…

AVIS D’EXPERT

« Après avoir encaissé le choc des attentats de 2015 et les conséquences du climat d’insécurité sur leurs ventes, les petites entreprises sont confrontées, depuis le second semestre 2016, à « l’effet présidentielles » qui se traduit par un ralentissement des décisions d’achats des consommateurs et au report de nombreux projets d’investissement en raison de l’incertitude politique ».
Yves MARMONT, Président de la FCGA

MÉTHODOLOGIE DE L’OBSERVATOIRE

Tous les mois, près de 70 centres de gestion agréés, répartis sur l’ensemble du territoire national, transmettent les chiffres d’affaires, rendus anonymes, de leurs adhérents à la Fédération. Les indices d’activité sont calculés chaque trimestre, à partir des chiffres d’affaires d’un échantillon de 17 000 petites entreprises de l’artisanat, du commerce et des services. L’évolution des activités est pondérée par le nombre d’entreprises recensées par l’INSEE dans chaque secteur considéré. Un questionnaire est parallèlement adressé chaque trimestre à près de 2 000 petites entreprises représentatives, permettant d’établir le baromètre du moral des dirigeants et de leurs intentions d’investissement et de recrutement.

petites entreprises

Le e-Commerce vecteur de croissance des entreprises françaises en 2016

Le e-Commerce a connu une forte croissance en 2016 (+13%) en comparaison avec le commerce traditionnel. L’année a été marquée par le développement rapide des ventes sur mobile et l’adoption massive des réseaux sociaux. Les PME estiment avoir des perspectives favorables en e-Commerce et le marché de l’emploi restera très dynamique en 2017.

Selon les résultats de la 10° édition de l’enquête sur le « Profil du e-Commerçant 2017 » menée par Oxatis, une entreprise sur deux a connu la croissance en 2016 grâce à la vente en ligne. Cette croissance ne se fait pas au détriment de la rentabilité puisqu’elles sont trois sur quatre à être rentables. De plus en plus de PME utilisent l’internet pour leur activité (15% en 2016 vs 10% en 2015). Leur développement est porté par l’adoption massive du mobile, l’essor du click & collect, l’impact croissant des réseaux sociaux et le développement à l’international. Selon les estimations de l’enquête, le marché reste dynamique en 2017 et les créations d’emploi dans le e-Commerce pourraient représenter plus de 30% des créations d’emplois marchands en France.

Profil du e-Commerçant : que comprendre de cette étude ?

Les faits marquants à retenir de l’enquête sont la croissance du e-Commerce et le fait qu’il réussisse à convaincre les acteurs traditionnels (28% en 2016 vs 23% en 2013). La transformation numérique des entreprises se concrétise également par la baisse de la part des pure-players (37% en 2016 vs 45% en 2013). Par ailleurs la part des entreprises de plus de cinq employés qui vendent en ligne a augmenté de 10% en 2015 à 15% en 2016. On note que les e-Commerçants s’installent de plus en plus dans les communes rurales de moins de 20 000 habitants (81% en 2016 vs 76% en 2015) au détriment des grandes villes (19% en 2016 vs 23% en 2015). Cela nous permet de constater que les petits e-commerçants grandissent, et que les PME sont de plus en plus nombreuses à adopter le e-Commerce.

L’étude menée par Oxatis démontre également que les e-Commerçants qui vendent aux particuliers (B2C) développent pleinement leur potentiel en proposant des ventes aux professionnels (B2B) : 48% des marchands interrogés affirment pratiquer ce type de commerce.

La réussite du e-Commerce et le succès des réseaux sociaux

On note que 2016 marque une rupture dans les usages qui portent le e-Commerce avec le développement des ventes sur smartphones, en cross-canal et sur les réseaux sociaux.

80% des entreprises interrogées disposent d’une version mobile de leur site e-Commerce. Un chiffre stable à mettre en rapport avec l’explosion de ventes sur smartphones. Le nombre de sites réalisant plus de 10% de leur chiffre d’affaires sur mobile a été multiplié par deux et demi en un an : ils ne représentaient que 19% en 2015 alors qu’ils étaient 52% en 2016. Un succès du m-Commerce qui concerne tous les secteurs d’activité.

L’enquête révèle aussi l’essor du click & collect (commande en ligne et retrait en magasin). Un mode de « livraison » adopté par un e-Commerçant sur trois en 2016. Une stratégie qui permet de générer du trafic en magasin pour les 28% d’entreprises qui vendent en ligne et disposent de boutiques physiques. 40% d’entre-elles constatent une augmentation de leur chiffre d’affaires en magasin grâce à leur site e-Commerce (contre 29% en 2014).

Les e-Commerçants interrogés soulignent également l’importance des réseaux sociaux dans le développement des ventes sur Internet. Le pourcentage des marchands utilisant les réseaux sociaux dans un but professionnel reste stable depuis 2015 à 83%. On note que Facebook renforce sa position de leader (avec 79% d’e-Commerçants qui déclarent l’utiliser à des fins commerciales contre 76% en 2015), loin devant Twitter (20%) ou LinkedIn (10%). De son côté, Google+ perd près de la moitié de ses utilisateurs e-Commerçants par rapport à 2015 (13.5% en 2016 vs 22% en 2016).

e-Commerce : générateur d’emplois et accélérateur du business à l’international

Le e-Commerce est un secteur très dynamique pour l’emploi : 17% des entreprises qui vendent sur Internet ont embauché au moins un salarié en 2016 contre 4.4% des entreprises dans le commerce traditionnel (Source INSEE). Une croissance de quatre points par rapport à l’année dernière. On peut estimer que sur l’ensemble des sites e-Commerce recensés en France (environ 200 000 selon la FEVAD) cela représente 34 000 emplois créés en 2016. 26% des e-marchands annoncent vouloir embaucher au moins une personne l’année prochaine. Ces intentions d’embauche représentent 52 000 emplois à créer en 2017, soit plus de 30% des créations d’emplois marchands en France en 2017 selon l’INSEE.

Le e-Commerce facilite également le développement des entreprises à l’international : 55% des e-Commerçants exportent déjà leurs produits contre seulement 12% de la totalité des entreprises françaises selon les derniers chiffres de la Direction Générale des Entreprises (DGE).

Méthodologie :

Enquête menée par Oxatis pour la 10ème année consécutive, du 16 novembre 2016 au 23 décembre 2016, sur plus de 2 100 e-Commerçants dont 430 répondants en France.

La méthodologie, le processus de collecte et de traitement des informations ainsi que les résultats chiffrés ont été audités et validés par KPMG en janvier 2017.

e-Commerce

108.000 commerces créés en 2014

En 2014, 108 000 commerces créés en France. Une majorité des entreprises  l’ont été sous le régime d’auto-entrepreneur. Parmi les 51 000 autres entreprises, dénommées classiques, les deux tiers se sont constituées en sociétés.

Des commerces créés surtout au sud

Rapportées à la population, ces nouvelles entreprises classiques s’implantent plus souvent dans le sud du pays, les zones urbaines et les agglomérations de taille moyenne. 39 % d’entre elles disposent à leur lancement d’un site internet et 16 % d’un site de vente en ligne. Si les montants financiers accordés à ces projets sont plus importants dans le commerce, la pérennité à trois ans est la plus basse de tous les secteurs.

commerces créés

Par ailleurs, 57 000 entrepreneurs ont choisi le régime d’auto-entrepreneur, mais, parmi les immatriculations du premier semestre, seule la moitié a effectivement débuté son activité avant la fin de l’année. Plus jeunes que les créateurs d’entreprises classiques, les auto-entrepreneurs du commerce investissent en outre des sommes très inférieures pour le lancement de leurs projets.

Paris Retail Week : le rendez-vous des acteurs du commerce

Paris Retail Week, organisé par Comexposium, est le nouvel événement cross-canal et le rendez-vous des acteurs internationaux du commerce. Il fédère les professionnels du commerce en ligne et en magasin dans une approche synergique afin de mieux s’adapter aux nouveaux comportements et attentes du consommateur.

Comexposium annonce la première édition de Paris Retail Week qui se tiendra du 21 au 23 septembre 2015, à Paris expo Porte de Versailles. Cet événement, inédit en Europe, rassemble pour la première fois deux salons : E-Commerce Paris et Digital(in)Store by Equipmag.

Destinés à faire de Paris la capitale du retail, ces événements fédèrent les professionnels du e-commerce et du commerce physique. Ils sont l’occasion d’aborder les problématiques de cet écosystème en pleine mutation. L’objectif est d’accompagner les acteurs du secteur face aux grandes évolutions du commerce liées notamment à la digitalisation du magasin et à la mobilité. Le commerce est l’un des secteurs les plus impactés par la révolution numérique, bousculant les habitudes et les outils utilisés par les marchands et leurs clients.

D’après le baromètre Mappy/BVA de 2014, 97% des sondés se renseignent sur les produits via divers canaux (forums, réseaux sociaux, comparateurs…) avant d’acheter en ligne. 91% d’entre eux sont des adeptes du web-to-store. D’après l’observatoire du ROPO (Research Online-Purchase Offline), 85 % des consommateurs sont cross-canaux, effectuant leurs achats indifféremment en magasin et en ligne. Par ailleurs, la mobilité donne accès aux enseignes où que l’on soit. Selon les données du rapport sur le M-commerce mondial réalisé par Critéo, le mobile pourrait atteindre 40% des transactions e-commerce d’ici la fin de l’année.

Dans ce contexte, Paris Retail Week offre aux professionnels un événement prospectif, un lieu où se retrouver entre experts et décideurs, pour décrypter et anticiper les mutations futures du marché de la vente en ligne et physique.

Un événement, deux salons

E-Commerce Paris est le plus grand événement dédié aux e-marchands en Europe. Créé en 2004 et devenu le rendez-vous incontournable des professionnels, E-Commerce Paris couvre l’ensemble de la chaîne de valeur du e-commerce, allant de la création de sites aux solutions de gestion (marketing, relation client, logistique…). L’édition 2014 a rassemblé 500 exposants et 30 000 visiteurs dont 6% de visiteurs internationaux.

E-Commerce Paris propose un contenu très riche : plus de 300 prises de parole d’experts reconnus du secteur, des académies avec les plus grandes plateformes du marché, des plénières dévoilant la vision stratégique de personnalités emblématiques du secteur.

E-commerce Paris, c’est également de nombreux temps forts plébiscités par les professionnels, comme les Ateliers Solutions, carrefour de partage d’expériences d’early adopteurs, ou les Masterclass, des sessions de formation réalisées en petits groupes. A noter aussi, les E-Commerce Awards, des trophées de référence qui récompensent les meilleures innovations dans le domaine de l’e-commerce et du cross-canal.

Digital(in)Store est un événement exclusif porté par Equipmag, le salon leader du retail, de la distribution et du point de vente. L’édition Equipmag 2014 a regroupé 500 exposants et 23 600 professionnels et experts dont 7% de visiteurs internationaux. La création de Digital(in)Store répond à un besoin fort d’un marché dynamisé par les technologies et des consommateurs matures et hyperconnectés. Dans ce contexte, la digitalisation du point de vente est une nécessité pour les marchands.

Digital(in)Store, ce nouvel événement premium, met les technologies au service de la vente en magasin pour répondre aux enjeux du retail : un village Start-up rassemblera les sociétés innovantes, des animations décrypteront les facteurs clés du succès du retail de demain, des conférences donneront la parole à des experts français et étrangers.

Ce salon offre aux exposants un service haut-de-gamme de rencontres d’affaires. Ceux-ci pourront organiser en amont des rendez-vous avec des prescripteurs qualifiés, porteurs de projets et à la recherche de solutions.

Parallèlement à ces événements, se tiendront, hors de ses murs et en plein cœur de Paris, des opérations spéciales : store tours, networking, événementiels…

« Avec la tenue conjointe de E-commerce Paris et de Digital(in)Store by Equipmag, Paris sera définitivement la capitale du commerce connecté », explique Sophie Lubet, directrice du pôle Retail du groupe Comexposium. « Les synergies de ces deux événements seront axés sur les besoins d’un marché tourné vers le commerce expérientiel : plus intelligent et connecté, faisant ainsi de Paris Retail Week l’événement incontournable du commerce 360°. » Plus de 35.000 visiteurs et 550 exposants sont attendus à Paris expo Porte de Versailles pour ce grand rendez-vous du commerce en ligne et en magasin.

A retenir

PARIS RETAIL WEEK #ParisRetailWeek
2 salons E-commerce Paris #ECP15 • www.ecommerceparis.com
Digital(in)Store #DIS15 • www.digital-in-store-event.com
21 au 23 septembre 2015
Paris expo Porte de Versailles • Pavillon 1
550 exposants • 35 000 visiteurs

paris retail week