Archives de catégorie : Actualité du commerce

Commerçants, êtes-vous autorisés à ouvrir le dimanche ?

Il faut savoir qu’en règle générale, un commerce ne peut pas ouvrir le dimanche, sauf s’il respecte certaines conditions d’ouverture du dimanche.

Les conditions d’ouverture du dimanche sans en faire la demande

  • Un commerce sans salarié peut ouvrir le dimanche sans autorisation préalable, excepté si un arrêté préfectoral l’interdit.
  • Tous les commerces alimentaires sont autorisés à ouvrir le dimanche jusqu’à 13h.
  • Il est possible d’ouvrir votre commerce le dimanche si son ouverture est nécessaire pour des raisons de contraintes de la production, de l’activité ou les besoins du public. Plusieurs types de commerces sont concernés, notamment les hôtels, les restaurants, les entreprises de spectacles, les entreprises fabricant des produits alimentaires de consommation immédiate (boulangerie, pâtisserie), les commerces de bricolage, les entreprises de transport, les entreprises de presse, les marchés, les foires, etc.
  • Le maire, après avis du conseil municipal, peut décider d’autoriser l’ouverture collective des commerces 12 dimanches par an. La liste de ces dimanches doit être connue avant le 31 décembre de l’année précédente. La date peut être modifiée en cours d’année au moins deux mois avant le premier dimanche concerné par les changements.
  • Les commerces se situant dans une zone touristique internationale (ZTI) ou une zone commerciale (ZC) ont l’autorisation d’ouvrir le dimanche sans autorisation préalable. Ces zones touristiques internationales (ZTI) sont des zones où de nombreux touristes Français et étrangers viennent acheter. Elles sont aujourd’hui au nombre de 21 à Paris, dans les Alpes-Maritimes, dans le Calvados, la Côte d’or, la Loire-Atlantique et le Val de Marne.
    Carte des 21 zones touristiques internationales
    Les zones commerciales sont des zones ayant plus de 20 000 m2 de surface de vente, avec plus de 2 millions de clients par an et dans une zone urbaine de plus de 100 000 habitants.
  • Les commerces situés dans une gare sont aussi autorisés à ouvrir le dimanche si le commerce se trouve dans une des gares suivantes : Paris Saint-Lazare, Paris gare du Nord, Paris gare de l’Est, Paris Montparnasse, Paris gare de Lyon, Paris Austerlitz, Avignon-TGV, Bordeaux Saint Jean, Lyon Part-Dieu, Marseille Saint Charles, Montpellier Saint Roch, Nice-Ville.

Faire une demande pour ouvrir votre commerce le dimanche

Si vous souhaitez ouvrir votre commerce le dimanche mais ne vous trouvez dans aucune des catégories énoncées ci-dessus, vous pouvez faire une demande au préfet à condition de justifier que la fermeture de votre commerce le dimanche serait préjudiciable au public ou compromettrait le fonctionnement normal de l’entreprise.

En fonction des éléments justificatifs, le préfet pourra alors vous accorder une autorisation valable 3 ans.

Travail des salariés le dimanche

Demander aux salariés de travailler le dimanche est soumis à certaines règles. L’employeur ne peut imposer le travail le dimanche : les salariés doivent avoir donné leur accord par écrit. Dans le cas où ils acceptent, des contreparties sont prévues telles qu’une augmentation de rémunération et/ou un repos compensateur selon les cas.

En savoir plus sur le travail des salariés le dimanche sur le site du ministère du travail

commerce ouverture du dimanche

Un coup de pouce pour le commerce de centre-ville

Une aide pour le commerce de centre-ville.  La chambre des députés a voté le vendredi 17 novembre 2017, dans le cadre de l’examen du budget 2018, un amendement qui permettra aux communes et intercommunalités de décider d’un abattement de taxe foncière pour soutenir le commerce de détail de centre-ville.

Un mini coup de pouce pour le commerce de centre-ville

Cet abattement, compris entre 1% et  15% vise exclusivement les commerces de détail de moins de 400 m². Ce mécanisme permettra de corriger le déséquilibre créé par la revalorisation des valeurs locatives pour les locaux professionnels qui, dès cet automne, “pénalisera, comparativement beaucoup plus les commerces de centre-ville que les grandes surfaces commerciales”, selon l’exposé sommaire de l’amendement déposé par le chef de file des députés centristes, Marc Fesneau.
L’amendement élargit aussi les possibilités de moduler le coefficient s’appliquant à la taxe sur les surfaces commerciales (Tascom), applicable aux surfaces commerciales de plus de 400 m². Ce qui permettra aux communes et intercommunalités d’ “équilibrer leurs ressources et/ou piloter l’équilibre entre les grandes surfaces commerciales et les commerces de centre-ville”.

Benjamin Griveaux, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie, a donné un avis défavorable à cet amendement, se disant “sceptique” quant à l’idée d’une fiscalité par rapport à la surface et non par rapport à la valeur créée. “C’est un mauvais combat” car “les principaux concurrents” des petits commerces et également des grandes surfaces sont les acteurs du e-commerce, a jugé l’ancien directeur de la communication du groupe Unibail Rodamco, géant européen de l’immobilier commercial.

“Le jour où vous aurez réglé la fiscalité du numérique n’est pas encore venu”, lui a rétorqué le président de la commission des Finances Eric Woerth (LR). La mesure a divisé les rangs de la majorité : 14 députés LREM ont voté pour et 16 contre. Parmi ces derniers, la chef de file des députés LREM de la commission des Finances, Amélie de Montchalin, s’est dite “sensible” à l’idée de “ne pas mettre de concurrence entre les structures qui créent de l’emploi”. L’amendement a finalement été adopté par 33 voix contre 16.

Le plan gouvernemental centres-villes manque de solutions !

Qu’il s’agisse du plan gouvernemental Centres-villes proposé par le Gouvernement intitulé “Action Cœur de ville” ou qu’il s’agisse de la réponse des acteurs de terrain comme la CPME, la pauvreté des solutions proposées est flagrant. Et pourtant.

Ce plan gouvernemental Centres-villes n’en est pas un

Les commerçants-artisans en colère, très en colère, ne vont pas apprécier. Comment faire taire les protestations locales qui demandent des allègements de fiscalité ? Voilà le véritable fond de la question. On organise des commissions Théodule, nombreuses et variées, pour que chacun puisse s’y retrouver. On noyaute le tout avec des acteurs censés représenter les intérêts locaux… et dont les intérêts cachés ne sont jamais dévoilés… Voilà le fondement des actions actuellement menées par les autorités de notre pays. L’impasse est devant nous, les désillusions seront très grandes.

Dormez, dormez braves gens, on veille sur vous !

Même au sein de la CPME que propose-t-on actuellement à part la suppression de la Taxe Locale sur la Publicité Extérieure (TLPE) “après avoir pris connaissance du Plan “Action cœur de ville” présenté par Jacques Mézard, Ministre de la Cohésion des territoires. Autant dire des broutilles que l’on jette dans le jardin des PME.

Ce plan constitue [précise la CPME dans un communiqué] une grande avancée sur de nombreux points et fait droit à certaines demandes de la CPME notamment la généralisation des managers de centre villes, dispositif qui a fait ses preuves, ou la réorientation du FISAC vers sa vocation originelle d’appui au commerce de proximité.

Néanmoins se limiter aux “centres-villes moyens” est une erreur d’appréciation car les difficultés ne sont pas liées à l’importance de la population concernée. Ainsi le cœur de ville de Montpellier, ville de 275 000 habitants frappée par un taux de vacance commerciale de près de 17%, ne serait sans doute pas concerné par le plan gouvernemental. De même, il est regrettable que les communes sans “projet abouti”, c’est-à-dire la plupart, ne puissent prétendre à bénéficier du dispositif annoncé, qu’en 2020. Certains indicateurs comme le taux de vacance commerciale auraient dû caractériser les villes à considérer comme prioritaires.

Par ailleurs, la suppression dans les centres-villes concernés, de l’intervention obligatoire de la Commission Départementale d’Aménagement Commercial (CDAC), jusqu’à présent obligatoire à partir de 1000 m2, n’est pas la solution. Le risque est de voir demain s’implanter des surfaces commerciales importantes dans les centres-villes, au détriment des commerçants déjà situés dans les cœurs de ville.

Enfin la CPME, mobilisée pour la numérisation des PME, se réjouit de la prise de conscience de la complémentarité du commerce numérique avec le commerce physique en précisant toutefois qu’il est important que les acteurs traditionnels ne subissent pas la concurrence déloyale de nouveaux entrants exonérés de certaines contraintes. A cet égard, la CPME accueille favorablement l’annonce de la mission lancée par le Premier Ministre sur les distorsions fiscales existantes entres commerces physiques et numériques. Dans ce cadre, la Confédération des PME, qui regroupe de nombreux commerçants, réclame la suppression de la Taxe Locale sur la Publicité Extérieure (TLPE) qui frappe uniquement les espaces commerciaux “physiques” qui contribuent pourtant à l’animation des cœurs de villes.

En résumé, ce Plan, avant tout technique, part dans la bonne direction mais il ne constitue qu’un point de départ. La CPME continue donc à demander la tenue d’Etats généraux du centre-ville pour placer la réflexion au niveau global dans le cadre de l’aménagement du territoire et de l’absolue nécessité de ne pas laisser se creuser la fracture territoriale dont souffre de plus en plus notre pays.”

Soyons réaliste

Il ne faut plus de mesurettes. L’Etat qui décide d’améliorer la couverture numérique, c’est très bien mais ne concerne pas directement les commerçants. A moins que l’arrière pensée est d’aider au développement d’Amazon dans les campagnes de France.

L’Etat a déjà choisi d’aider Uber pour démanteler le secteur des taxis. Est-il en phase de faire de même pour le commerce de quartier avec Amazon ?

Par ailleurs, 600 immeubles par an devraient être rénovés selon le plan proposé… il y a combien de millions de logements et locaux commerciaux pourtant concernés ! L’Etat gère avec ces idées de quoi investir une grande ville de province. A croire que nos politique n’ont même pas même idée de l’échelle du pays.

Et peuvent-ils véritablement imaginer qu’en mettant de l’isolant sur les murs nous ferons revenir en centre-ville les populations les moins fortunées ?

Cerise sur le gâteau, on aide le commerce de proximité selon le gouvernement – et notamment pour développer l’offre commerciale en centre-ville – par… une taxe sur les commerces vacants ! Pas une pointe d’ironie dans le ton de la voix de la part de notre premier ministre lorsqu’il évoque cela ! Nous ne pouvons que le féliciter. Au mieux il remplacera les locaux commerciaux par des logements, juste par changement de destination. La joie de la politique locale et ses coups bas est un bon entrainement, il est vrai, pour garder son calme même devant l’adversité.

Que faire alors ?

Ce n’est pas les bâtiments qu’ils faut choyer. C’est la pauvreté de ce pays qu’il faut éradiquer. S’il s’agit de ramener la population en centre-ville, par un vrai plan gouvernemental centres-villes, il n’y a qu’une solution en 4 points :

  • Augmenter le pouvoir d’achat par la hausse des salaires tout en libérant les entreprises du poids des cotisations sociales. L’idée n’est évidemment pas de supprimer la protection sociale à la française, bien au contraire, il faut la renforcer. L’Etat et les collectivités en améliorant leur propre compte d’exploitation. La solution existe pour notre pays. Elle a déjà été testée.
  • Généraliser l’accès web au commerce de centre-ville. Il faut ainsi que le commerce de quartier, indépendant et peu fortuné, puisse avoir accès aux mêmes outils électroniques que les grands opérateurs sur le marché. Seul à ce jour le site www.mesprovisions.com est en mesure d’assurer un tel service général en intégrant à la fois le commerce de grande distribution et le commerce de quartier, pour faciliter le choix de la population.
  • Rendre la liberté d’implantation et d’horaires pour le commerce. Par expérience, toutes les législations entreprises dans le secteur commercial ont toujours été, par leurs effets pervers, contraire aux intérêts des personnes qu’elles devaient initialement défendre.
  • Favoriser la mutation du commerce local par la formation 

Que ceux qui souhaitent savoir comment procéder prennent contact avec nous. Nous pourrons – de plusieurs manières – les aider.

plan gouvernemental centres-villes

Prélèvement à la source : l’entreprise n’a pas à payer, l’entrepreneur n’a pas à risquer !

L’Assemblée Nationale a voté, en première lecture, l’instauration du prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu. Un pas de plus a été franchi sur la voie de la transformation de l’entrepreneur en percepteur.

La CPME contre le prélèvement à la source

La CPME ne baissera pas les bras et continuera à expliquer en quoi cette mesure est une erreur économique et sociale dans les PME.

De plus, et même si la sanction pénale initialement prévue a été ramenée de 300 000 € d’amende et 5 ans de prison à 15 000 € d’amende et 1 an de prison, cela reste inacceptable. Encourir une peine de prison pour une “fuite” alors que la confidentialité est quasiment impossible à garantir dans une petite entreprise est un comble !

Enfin le prélèvement à la source, on le sait, coûtera cher aux entreprises. Entre 420 millions d’euros (Rapport de Bercy) et 1,2 milliards d’euros (Rapport du Sénat), la première année, pour faire faire aux entreprises ce qui, jusqu’à présent, revenait – et coûtait – à Bercy qui emploie à ce titre plus de 33 000 personnes affectées à la “fiscalité des particuliers et fiscalité directe locale”.

Dès lors, et si le gouvernement persiste sur cette fausse route, il est normal de prévoir une compensation financière pour les TPE/PME au titre des “frais de gestion” (temps, adaptation des logiciels de paye, honoraire supplémentaire des experts comptables…).

C’est pourquoi, à l’instar de ce qui existe par exemple en Suisse, la CPME réclame un reversement de 1% des montants collectés dans la limite de 500 €/an pour les entreprises de moins de 11 salariés, de 2 500 €/an pour les entreprises de moins de 51 salariés et de 12 500 €/an pour les entreprises de moins de 251 salariés, soit 50 € par an et par salarié.

prélèvement à la source

 

Droit à l’erreur pour les commerçants : une louable intention

Le projet de Loi pour “un État au service d’une société de Confiance” – présenté plutôt sous vocable de “droit à l’erreur” devrait être présenté le 29 novembre 2017. Sur le principe, la Confédération des PME approuve sans réserve la volonté affichée de restaurer une relation de Confiance avec une administration modernisée et simplifiée. Voici la vision de la CPME

Le droit à l’erreur n’est pas un blanc seing

Prendre en compte le coût qu’implique toute décision publique pour ses destinataires, développer les modalités de traitement non contentieuses, notamment par la voie de la médiation, ou prendre en considération la diversité et la spécificité des territoires sont quelques uns des objectifs, positifs, de ce texte.

De plus, ce projet de Loi instaure un droit à l’erreur dont pourra théoriquement se prévaloir toute personne agissant de bonne foi.

A cet égard, il est cependant à souligner que le droit à l’erreur généralisé constitue une mesure complexe à mettre en œuvre et implique une profonde évolution de la culture administrative.

Il conviendra ainsi que la définition de ce droit souffre le moins d’exceptions possibles et couvre un large champ d’application. Le principe du “silence de l’administration vaut approbation” et ses 2400 exceptions, est encore dans les mémoires !

Par ailleurs, pour passer de la sanction à l’accompagnement du contribuable, il est nécessaire que la première erreur ne donne lieu à aucune sanction pécuniaire tant dans les domaines douaniers que fiscaux et qu’un délai soit prévu pour la mise en conformité. Quant à imaginer que les TPE/PME vont se ruer massivement vers les demandes de “contrôles volontaires”… on peut en douter !

En tout état de cause, si l’intention est louable c’est la mise en œuvre qui déterminera l’utilité de ce texte. Les différents chocs de simplification annoncés à coups de tambours et trompettes n’ont pas laissé un souvenir impérissable aux chefs d’entreprise qui n’ont pas véritablement vu la différence, les contraintes continuant à s’empiler les unes sur les autres.

Gageons qu’il en sera autrement de ce texte.

droit à l'erreur commercant

 

Prélèvement à la source (PAS) : le report d’un an n’aura été qu’un leurre

Le ministre du Budget et des Comptes publics, Gérald Darmanin, a finalement confirmé ce matin la mise en place du Prélèvement à la source (PAS) au 1er janvier 2019. Alors que d’autres possibilités existaient en s’appuyant notamment sur les banques, le gouvernement semble résolu à transformer encore un peu plus les entrepreneurs en collecteurs d’impôt.

Un prélèvement à la source en guise de couperet

Les réticences des chefs d’entreprise exprimées en particulier par la CPME n’auront pas suffi, semble-t-il, à convaincre l’actuel gouvernement de revoir la copie de son prédécesseur. Le report d’un an n’aura été qu’un leurre.

Si rien ne change les chefs d’entreprise, à compter de 2019, se verront menacer de 5 ans de prison et de 300 000 € d’amende en cas de non-respect de la confidentialité (divulgation du taux applicable au salarié) pourtant quasiment impossible à garantir dans une TPE ou une PME. De plus, de l’aveu même de l’Inspection Générale des Finances, il en coûtera chaque année 3 fois plus cher par salarié à une TPE qu’à un grand groupe.

La CPME continue donc de réclamer, à tout le moins, que ces deux points soient revus. Maintenir une sanction pénale serait incompréhensible. Ne pas compenser les surcouts pour une TPE serait impardonnable.

 

Le site du Ministère

Prélèvement à la source commerçant artisans

Les artisans commerçants en colère, très en colère

Nous avions eu l’occasion d’évoquer la prise de parole d’un groupe de plusieurs artisans commerçants en colère. Cette fois, ils sont très en colère ! Pour s’engager, sans parti politique. Un mouvement pour réformer le système par un cri d’espoir pour la liberté commerciale.

Pourquoi des artisans commerçants en colère ?

Il ne s’agit de pas de faire des manifestations dans les rues de centre-ville. Il s’agit de prendre la mesure de l’hécatombe des activités de quartier sur toute la France. La disparition du petit commerce, comme des petits artisans semble ne préoccuper finalement que peu les organisations représentatives en place, c’est tout du moins ce que dénonce ce collectif. Un manque de solution ? Un manque de vision prospective ? Des intérêts contraires à défendre ? Les questions sont posées.

Une vidéo réalisée par des artisans commerçants en colère a été diffusée, déjà visionnée 25.416 vue au moment où nous rédigeons cet article.

” Sans nous plus de maillon social et à qui la faute ? […] Français, Françaises, l’heure est grave. L’heure n’est plus aux discours. Nos centre-ville se meurent, se vident. Il est grand temps de passer à l’action…”

La voici :

Signe de reconnaissance :

RGPD : comment respecter le nouveau règlement sur la protection des données

Décidé en 2015 et prévu pour mai 2018, le RGPD — Règlement Général sur la Protection des Données – (GDPR en anglais) vise à simplifier, harmoniser et renforcer la protection des données personnelles sur l’ensemble du territoire européen. Ce règlement devra être appliqué de manière systématique par toutes les entreprises et les organismes qui collectent, traitent et stockent des données personnelles de résidents de l’UE.

Au-delà de sa finalité, qui est notamment de garantir le droit de chacun à la protection de ses données personnelles et de consolider le droit des personnes physiques dans une société devenue numérique, ce nouveau règlement, qui repose sur une logique de responsabilisation des acteurs traitant les données (accountability), impose de nouvelles contraintes aux entreprises. Celles-ci doivent actuellement se mettre en conformité pour éviter de futures sanctions.

Quels sont les risques pour celles qui ne le respecteront pas ? Que doivent-elles faire en priorité pour être en conformité ?

Quels risques à ne pas respecter la nouvelle réglementation RGPD ?

Le premier défi du RGPD est de réussir à convaincre les entreprises d’assurer la sécurité des données et de réguler le stockage et le transfert de données hors UE. Afin de crédibiliser les dispositions du nouveau règlement, l’Union européenne met en place diverses sanctions applicables aux entreprises non conformes.

  • Le premier type de sanction est de nature financière
    Depuis plusieurs années, les lois successives en la matière ont échoué sur ce terrain. Le montant maximum des amendes pouvant être prononcées par la CNIL, jusqu’à 150 000 puis 3 000 000 euros depuis la loi du 7 octobre 2016 pour la République Numérique, n’ont pas su infléchir les politiques des entreprises en matière de protection des données personnelles. En effet, pour les géants du web américain tels que Google, ces amendes ne représentent que quelques minutes de chiffre d’affaires. Il devenait ainsi vital de durcir les sanctions pour assurer une meilleure protection des citoyens dans la société numérique.
    Ainsi, l’entrée en vigueur du RGPD en mai 2018 augmentera drastiquement le montant des amendes en cas d’infraction. Celles-ci pourront aller, selon les infractions, jusqu’à 20 millions d’euros du chiffre d’affaires ou jusqu’à à 4% du chiffre d’affaires global du groupe pour les grandes entreprises : plusieurs milliards de dollars pour un acteur américain du Web !
  • Dépôt de plainte
    Les entreprises pourront également faire l’objet de plainte de la part d’anciens collaborateurs, représentants syndicaux, clients… pour des problèmes liés au stockage des données. Par exemple, un syndicaliste qui sait qu’une personne recense les activités des collaborateurs sans respecter la notion d’anonymat, pourra porter plainte pour le non-respect de la confidentialité des données.

Enfin, les entreprises qui ne respecteraient pas cette nouvelle réglementation subiraient un désavantage concurrentiel. La conformité au RGPD pourrait ainsi devenir un critère de sélection dans la mise en place d’une collaboration.

Comment devenir conforme au RGPD ?

Pour se mettre en conformité, il est conseillé pour les entreprises d’adopter une méthodologie de gestion de projet comprenant une équipe, un budget et un calendrier. Comme pour tout projet, la mise en conformité suit différentes étapes :

  • Sensibiliser la direction générale aux enjeux, au planning et aux sanctions du RGPD pour créer une dynamique favorable au changement et anticiper d’éventuels conflits d’intérêt, par exemple autour de l’anonymisation des documents RH.
  • Désigner un « chef de projet » – pour certain type d’entreprise, la nomination d’un Délégué à la protection des données (DPO) devient même obligatoire. Celui-ci aura pour rôle de garantir et d’orchestrer la mise en place de la loi. Il sera naturellement en contact avec chaque responsable (RH, marketing, financier) pour relayer en interne les actions à mettre en place. Il aura aussi pour mission d’informer les salariés et les partenaires de l’entreprise de la mise en conformité et des nouveaux process à suivre vis-à-vis de la gestion des données.
  • Une fois la Direction Générale sensibilisée et le chef de projet désigné, l’entreprise devra recenser et lister l’ensemble des traitements de données personnelles, leur conservation ou modification par exemple (salariés, clients, partenaires, etc). Dans ce cadre, un registre des traitements devra être créé et mis à jour pour indiquer où les données sont hébergées, pendant combien de temps, avec quelles mesures de sécurité, etc. Les traitements doivent être recensés par objectif (la gestion des recrutements par exemple) et pas par application : c’est l’une des principales difficultés à affronter.
  • Le chef de projet devra mettre en place des procédures internes pour clarifier le type, la gestion, la conservation et la protection des données personnelles à traiter en fonction du contexte. Ces procédures permettront ainsi de répondre aux requêtes des personnes physiques sur leurs données personnelles et assurer que celles-ci soient toujours accessibles.
  • Préparer un outil de reporting pour démontrer sa conformité au RGPD et prouver sa bonne foi en cas de problème.

La mise en conformité des entreprises est loin d’être insurmontable. Toutefois, il est indispensable pour elles d’avoir à l’esprit les risques encourus en cas de non-conformité et d’anticiper les étapes à suivre et les outils à mettre en place.

Rédigé par Jérôme Freyermuth, Marketing Senior Manager Telehouse

RGPD

Factures électroniques destinées aux clients publics à compter du 1er janvier 2018

À compter du 1er janvier 2018, la facturation électronique devient obligatoire pour les entreprises fournisseurs du secteur public (État, collectivités locales, hôpitaux, établissements publics, etc.) de taille intermédiaire (250 à 5 000 salariés), comme elle l’est depuis janvier dernier pour les entreprises de plus de 5 000 salariés. Elle le sera au 1er janvier 2019 pour les petites et moyennes entreprises (10 à 250 salariés) et au 1er janvier 2020 pour les très petites entreprises (moins de 10 salariés).

L’administration met à votre disposition un portail Internet (« Chorus Pro ») permettant de dématérialiser facilement, gratuitement et de façon sécurisée vos factures. Plusieurs dizaines de milliers de fournisseurs ont ainsi déposé depuis le début de l’année plus de six millions de factures dématérialisées.

Vous comptez sans doute, vous aussi, parmi vos clients, des collectivités locales, des ministères ou des hôpitaux. Alors n’attendez plus pour réduire votre charge administrative et améliorer la compétitivité de votre entreprise. Car la facturation électronique, c’est :

  • un gain de temps dans l’envoi, le traitement, le suivi de vos factures ;
  • des économies d’affranchissement et d’archivage papier ;
  • le suivi en ligne sur Chorus Pro du traitement de vos factures.

Chorus Pro en ligne

Pour tout savoir sur la facturation électronique, rendez-vous sur le site Internet « Communauté Chorus Pro » à l’adresse https://communaute-chorus-pro.finances.gouv.fr.

Factures électroniques

Mahasoa : 1re marketplace pour coiffeurs et barbiers indépendants

Mahasoa fait entrer la profession de coiffeur indépendant dans l’ère du e-commerce en ouvrant la première marketplace permettant aux coiffeurs et barbiers de vendre leurs produits capillaires professionnels sur internet. Une « place de marché » professionnelle et communautaire afin de connecter leur activité sur le web et offrir à leur clientèle une nouvelle offre sécurisée et exhaustive.

Mahasoa marketplace pour coiffeurs et barbiers

“Sur les 58.000 salons de coiffure indépendants en France, seulement 2% vendent aujourd’hui sur internet. Et si la vente de produits capillaires représente en moyenne 7% du chiffre d’affaires d’un salon de coiffure, nous estimons que celui-ci peut facilement monter à 21% grâce à l’e-commerce.”
Sonia Serph-Dumagnou, présidente et cofondatrice de Mahasoa

1 million ! C’est le nombre de personnes qui se rendent chaque jour dans un salon de coiffure en France. Mais si aujourd’hui le marché des coiffeurs représente le second secteur de l’artisanat, la profession peine à se digitaliser et à proposer des services de qualité sur internet. Qui plus est, les salons de coiffure et barbiers indépendants font face à la concurrence des grossistes qui vendent en masse leurs produits capillaires en ligne. Dans les salons, la vente de produits capillaires représente en moyenne 7% du chiffre d’affaires. Et si la quasi-totalité des coiffeurs aimerait vendre plus de produits, notamment via l’e-commerce, très peu ont le temps, et les ressources pour le faire. Mahasoa signifie « qui fait du bien » en malgache et c’est l’objectif à la fois pour les coiffeurs mais aussi pour les clients. Mahasoa a donc été créé pour redonner la main aux salons de coiffure et leur permettre de vendre, via notre marketplace clé en main, les produits capillaires professionnels qu’ils conseillent à leur clientèle. “.Notre volonté est d’augmenter leur chiffre d’affaires tout en satisfaisant les clients” précise Sonia Serph-Dumagnou, présidente et cofondatrice de Mahasoa

Où pouvez-vous acheter des produits de coiffure professionnels sur le Web ?

Shampooings, après-shampooings, soins spécifiques, accessoires,… les produits capillaires professionnels vendus en salon de coiffure sont parfois difficiles ou impossibles à retrouver sur internet comme c’est le cas pour de nombreuses marques… un comble à l’ère de l’explosion de l’e-commerce.

Mahasoa a donc été créé par et pour les coiffeurs et barbiers indépendants afin de proposer sur une même place de marché un catalogue complet de produits capillaires professionnels qui profite à la fois aux professionnels mais également à la grande majorité des marques de produits capillaires peu visibles sur Internet.

Une solution e-commerce clé en main

Les coiffeurs n’ont pas à avoir de connaissances particulières en e-commerce. Un espace dédié à chaque salon est directement créé par les équipes de Mahasoa qui mettent en avant leur salon, leurs expertises et les produits référencés, le tout pour un abonnement forfaitaire de 20€ par mois sans engagement.

Grâce à ce nouveau canal de vente, les coiffeurs ont ainsi l’opportunité d’augmenter leur chiffre d’affaires, d’écouler plus rapidement leur stock de produits mais également de profiter d’une visibilité plus importante grâce au web sans aucun coût de création de site web. En effet, le coiffeur n’a pas à se préoccuper des coûts liés au référencement, à la communication ni à ceux des aspects logistiques.

Avec seulement une vente par jour, un coiffeur pourra facilement réaliser un chiffre d’affaires supplémentaire de 17k€ sur l’année. Sachant que le CA moyen d’un salon de coiffure est de 100 k€, et que la vente des produits représente en moyenne 7.000€ de son CA, ses ventes pourront être ainsi multipliées par 3.

Les fondateurs de Mahasoa

  • Sonia Serph-Dumagnou, présidente et cofondatrice
    Sonia, ingénieure de formation, a évolué au sein de grands groupes industriels en France mais également à l’étranger. Elle occupe le poste d’ingénieure développement packaging chez Sanofi jusqu’en 2013 dans le New Jersey (US) puis à Antony (France). En janvier 2014, Sonia rejoint Barcardi à Genève au poste de packaging developper. En 2016, Sonia décide de revenir en France pour lancer la première marketplace dédiée aux salons de coiffure : la solution Mahasoa.
  • Patrick Nesme, co-fondateur
    Patrick commence sa carrière en 2011 chez Sanofi avec de nombreuses missions dans différentes filiales du groupe à travers le monde. En 2014, Il fonde IllicoPharma, aujourd’hui dans le top 5 des pharmacies en ligne françaises. Entrepreneur dans l’âme, Patrick a été séduit par le potentiel de la plateforme Mahasoa et rejoint l’aventure dès le début en 2016 afin d’y apporter ses compétences en e-commerce.

https://www.mahasoa.com/