Les attentes des dirigeants de TPE en terme de maladie, invalidité, retraite…

Connaissance de leurs droits rattachés au régime obligatoire, perception de la qualité de leur couverture de base, souscription de contrats complémentaires, demande de services supplémentaires… Une enquête inédite de la FCGA passe en revue les attentes des dirigeants de TPE matière de protection sociale.

Les dirigeants de TPE en question

Le régime obligatoire, kézako ? Missions de l’organisme, nature des droits ouverts, mode de calcul des cotisations, droits annexes ou encore versement des prestations : tous ces sujets demeurent bien flous dans l’esprit de la majorité des artisans et commerçants questionnés.

La plupart d’entre eux (67,2%) déclare être mal informés sur leur couverture d’assurance maladie obligatoire. Qu’il s’agisse de créateurs récemment affiliés ou de dirigeants rattachés depuis longtemps au régime de protection sociale des indépendants…

  • Pharmacie, optique, dentaire : priorité aux frais de santé !

Pour améliorer les garanties offertes par le régime de base en matière de maladie, invalidité ou retraite, la majorité des entrepreneurs sondés déclare avoir souscrit un contrat complémentaire.

Dans la plupart des cas (63,4%), ils souhaitent d’abord bénéficier d’une meilleure couverture des frais de santé : pharmacie, optique, dentaire… Ils sont moins nombreux à penser aux conséquences d’un arrêt de travail sur le niveau de leurs revenus en cas de maladie ou d’accident (56,5%). Enfin, malgré une fiscalité avantageuse, ils ne sont que 56,7% à avoir opté pour un dispositif de retraite complémentaire.

  • Régime des indépendants vs régime des salariés ?

Lorsqu’on leur demande s’ils estiment que leur couverture maladie obligatoire est comparable à celle dont bénéficient les salariés, les dirigeants de petites entreprises interrogés répondent massivement par la négative.

Pourtant, en réalité, la protection est quasiment identique dans les deux cas. Ainsi, ils ne sont que 18,9% à affirmer que la prise en charge d’un arrêt de travail pour maternité est comparable, que l’on soit salarié ou indépendant. Ils sont encore moins nombreux (12%) à penser qu’un arrêt de travail en cas d’accident ou maladie ouvre droit aux mêmes prestations.

  • Des téléconseillers pas toujours faciles à joindre…

Temps d’attente trop long, faible disponibilité des téléconseillers, horaires d’ouverture du service trop restreints… Les dirigeants de TPE (30,47%) souhaiteraient pouvoir joindre plus facilement leur organisme conventionné par téléphone. Plus d’un quart d’entre eux (25,95%) réclament un meilleur accueil de proximité, avec des structures locales dédiées pour y effectuer leurs démarches. Dans une proportion similaire (24,12%), les dirigeants de TPE apprécieraient également de pouvoir accomplir leurs formalités en ligne.

AVIS D’EXPERT

Bruno LIONEL-MARIE
Bruno LIONEL-MARIE

Bruno LIONEL-MARIE, Responsable national du développement de la Ram, 1er organisme conventionné du Régime social des indépendants (RSI)

« … Le professionnel indépendant bénéfice d’une couverture de base sensiblement équivalente à celle du salarié, mais il doit bâtir une protection sociale complémentaire en fonction de sa situation professionnelle et personnelle. »

« … Il est fréquent d’entendre que les salariés bénéficient d’une meilleure couverture que les indépendants, alors que la couverture de base est quasiment identique en ce qui concerne la maladie tant en prestations en espèces qu’en nature. »

« … On constate que les chefs d’entreprise recherchent, avant toutes choses, des services leur permettant de simplifier et de faciliter la gestion quotidienne de leur assurance maladie. »

  • Méthodologie de l’Observatoire

Tous les mois, près de 70 centres de gestion agréés, répartis sur l’ensemble du territoire national, transmettent les chiffres d’affaires, rendus anonymes, de leurs adhérents à la Fédération. Les indices d’activité sont calculés chaque trimestre, à partir des chiffres d’affaires d’un échantillon de 17.000 petites entreprises de l’artisanat, du commerce et des services. L’évolution des activités est pondérée par le nombre d’entreprises recensées par l’INSEE dans chaque secteur considéré. Un questionnaire est parallèlement adressé chaque trimestre à près de 2.000 petites entreprises représentatives, permettant d’établir le baromètre du moral des dirigeants et de leurs intentions d’investissement et de recrutement.

dirigeants de tpe

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