40% des petites entreprises disparaissent en 5 ans

S’adapter au changement, c’est vital pour les petites entreprises ! Dans un environnement en perpétuelle mutation, les TPE qui ne s’adaptent pas disparaissent. C’est l’une des multiples causes de défaillance bien identifiées. Ainsi, 40% des 138 000 entreprises créées en France au premier semestre 2010 (hors auto-entrepreneurs) n’existaient plus cinq ans après (Insee).

L’enjeu économique et social des petites entreprises est de taille…

Mais comment, sur le terrain, les commerçants, les artisans et les prestataires de services indépendants s’adaptent-ils concrètement à la nouvelle donne ? Quelle dynamique du changement caractérise ces petites entreprises ?

Pour répondre à ces questions, l’enquête menée par la FCGA s’est concentrée sur les changements intervenus au cours des cinq dernières années dans les petites entreprises du commerce, de l’artisanat et des services.

Des repreneurs expérimentés et agiles

L’expérience n’interdit pas l’esprit d’initiative. Plus des trois quarts des dirigeants de TPE questionnés (76,1%) sont à la tête d’une entreprise qu’ils ont reprise. Moins d’un tiers (30,4%) dirigent une structure qu’ils ont eux-mêmes créée. La majorité des répondants (29%) exploitent leur affaire depuis plus de 20 ans et une part plus importante des sondés (59%) depuis plus de 10 ans. Il s’agit donc, pour la plupart d’entre elles, d’entreprises bien installées. Sachez enfin que, sur la totalité des dirigeants questionnés, la part des dirigeants de moins de 30 ans est majoritaire (32,9%).

Beaucoup de changements côté clients, peu de nouveautés côté employés

Le contraste entre la sphère commerciale et la dimension sociale est saisissant. Parmi les changements « importants » ou « assez importants » cités par les dirigeants de petites entreprises, on retiendra ceux qui concernent l’activité même de l’entreprise (32% au total), ses clients (40,9%) ou encore sa stratégie de communication (27,5%).

Si la vie économique des TPE a connu des transformations significatives au cours des cinq dernières années, on notera en revanche la grande stabilité (pas ou peu de changement dans 85% des cas en moyenne) de tous les volets liés à la dynamique sociale : management, recrutement, licenciement, rémunération…

Surtout pour s’adapter à la conjoncture et à la concurrence

Quels sont les principaux motifs qui conduisent au changement dans une TPE ? La conjoncture (45,2%) et la concurrence (32%) répondent d’abord les chefs d’entreprise questionnés. Ce qui signifie que les changements sont, la plupart du temps, induits par des facteurs extérieurs à l’entreprise.

Mais il faut noter que c’est la volonté du dirigeant et sa capacité d’anticipation qui sont à l’origine des changements dans 27,5% des cas. Deux autres facteurs relativement importants sont également cités par les entrepreneurs : les nouvelles dispositions réglementaires (26,2%) et les clients (25,4%).

Des clients enthousiastes, des salariés sceptiques et des proches incrédules…

Stop aux idées reçues ! Pour une majorité de dirigeants de TPE (49,1%), ce sont les clients qui accueillent le mieux les changements apportés à l’organisation de l’entreprise. Politique tarifaire, stratégie commerciale, communication, gamme de produits, services… : les habitués seraient relativement compréhensifs en ce qui concerne tous ces aspects qui les affectent directement. En interne, le personnel est moins souple : seulement 35% des répondants déclarent que les salariés valideraient les changements décidés.

Enfin et contre toute attente, un quart seulement des chefs d’entreprise à la tête d’une exploitation familiale affirment que leurs décisions sont bien accueillies par leurs proches… En cela, la formation peut également être un atout.

Alexis GOVCIYAN, Directeur de l’Institut supérieur des métiers, précise : « Les dirigeants de TPE sont conduits, dans un contexte de concurrence et de performance, à s’appuyer plus que jamais sur leur dynamique interne et l’implication de leurs salariés, car il est évident que le management de la ressource humaine est un élément clé du développement économique ».

Méthodologie de l’Observatoire

Tous les mois, près de 70 centres de gestion agréés, répartis sur l’ensemble du territoire national, transmettent les chiffres d’affaires, rendus anonymes, de leurs adhérents à la Fédération. Les indices d’activité sont calculés chaque trimestre, à partir des chiffres d’affaires d’un échantillon de 17 000 petites entreprises de l’artisanat, du commerce et des services. L’évolution des activités est pondérée par le nombre d’entreprises recensées par l’INSEE dans chaque secteur considéré. Un questionnaire est parallèlement adressé chaque trimestre à près de 2 000 petites entreprises représentatives, permettant d’établir le baromètre du moral des dirigeants et de leurs intentions d’investissement et de recrutement.

formation des petites entreprises

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.